American Rigolo de Bill Bryson
| American Rigolo Bill Bryson Petite Bibliothèque Payot,2003 |
Résumé :
De retour aux Etats Unis, après avoir vécu vingt ans en Angleterre, Bill Bryson se lance alors à la "redécouverte" de l'Amérique avec l'humour comme seule arme.
Rien n'échappe à son sens de l'observation ni à son manque de sens pratique.Il faut guerroyer avec l'administration et les supermarchés, avec la publicité et les séries télé, avec l'informatique et le jardinage, avec les créatures de la forêt et son coiffeur, et même avec son épouse britannique, qui deviendra vite une américaine accomplie.
Mon Avis : ✽ ✽ ✽ ✽ ✽
Si, avant de commencer à lire, vous imaginez ne serait ce qu'un tout petit peu qu'il va y avoir de "l'American Dream" là dedans, reposez le livre et oubliez le , mais laissez moi dire que ce serait une drôle d'erreur.
L'ouvrage est composé de dizaines de chroniques, écrites à l'origine pour un magasine anglais à la demande d'un ami de Bill Bryson.
Bill Bryson est un personnage : Il utilise l'autodérision comme personne, son regard "neuf" sur son pays qu'il a quitté 20 ans auparavant est unique, drolissime et un brin ironique.
Il se sert de son enfance en Iowa, ses 20 dernières années en Angleterre et de son vécu actuel dans le New Hampshire pour nous livrer un portrait de son pays des plus étonnant ! Les "pauvres" américains prennent cher, c'est peu de le dire .
Voici quelques extraits tirés du livre: "Peu de temps après notre emménagement, nous avons invité nos voisins immédiats et - je vous jure que c'est vrai-ils sont venus en voiture !Completement abasourdi, je leur ai demandé s'ils prenaient l'avion pour faire leurs courses au supermarché, ce qui m'a valu en retour des regards vides..."
On apprend du coup que l'américain moyen parcourt 120 kms à pied par an donc 2.25 kms par semaine, à peine 300 mètres par jour. Personnellement ca ne m'étonne pas !
On apprend également des choses intéressantes sur la faune locale : "Les chasseurs vous diront que l'élan est un animal des bois rusé et féroce. En fait, c'est un gros boeuf, rien de plus. Il est sans conteste la créature au design le plus invraisemblable et à la naïveté la plus touchante qui soient. Il court comme si il n'avait pas bien compris qu'il avait 4 pattes, et même ses bois sont ridicules. D'autres bêtes sont équipées d'une ramure aux bouts pointus dont le profil majestueux inspire le respect à leurs adversaires. Les elans , eux, sont nantis de bois qui ressemblent à des gants de cuisine."
La naïveté et le manque de sens pratique de l'auteur nous apporte aussi quelques chroniques sympatiques:"Avec mon nouveau clavier d'ordinateur, je peux choisir parmi trois sortes de guillemets et deux sortes de points, je peux orner mon texte d'accents circonflexes, de cédilles, de tildes et dieu sait quoi d'autre. Je dispose de tants de touches en fait , qu'à droite du clavier, il y a toute une population de touches dont l'utilité m'échappe totalement. Parfois j'en effleure un sans le faire exprès et je découvre par la suite que plusieurs paragraphes d% mon t9xte resse+mbl? à c*ci ou que j'ai écrit une page et demie en utilisant une police de charactère interessante, bien que non reconnue par l'imprimante, baptisée Frappadingue."
Bref, Bill Bryson nous offre un florilège d'annecdotes sur un tas de sujets chers à l'Amérique, comme la malbouffe, les joies de l'immigration, les universités, les procès à-tout-va ect...
Même si les américains en prennent pour leur grade, l'auteur parlent d'eux avec beaucoup de douceur et de gentillesse mais il ne les rate pas , pas plus que lui même.
A lire et relire ...
De retour aux Etats Unis, après avoir vécu vingt ans en Angleterre, Bill Bryson se lance alors à la "redécouverte" de l'Amérique avec l'humour comme seule arme.
Rien n'échappe à son sens de l'observation ni à son manque de sens pratique.Il faut guerroyer avec l'administration et les supermarchés, avec la publicité et les séries télé, avec l'informatique et le jardinage, avec les créatures de la forêt et son coiffeur, et même avec son épouse britannique, qui deviendra vite une américaine accomplie.
Mon Avis : ✽ ✽ ✽ ✽ ✽
Si, avant de commencer à lire, vous imaginez ne serait ce qu'un tout petit peu qu'il va y avoir de "l'American Dream" là dedans, reposez le livre et oubliez le , mais laissez moi dire que ce serait une drôle d'erreur.
L'ouvrage est composé de dizaines de chroniques, écrites à l'origine pour un magasine anglais à la demande d'un ami de Bill Bryson.
Bill Bryson est un personnage : Il utilise l'autodérision comme personne, son regard "neuf" sur son pays qu'il a quitté 20 ans auparavant est unique, drolissime et un brin ironique.
Il se sert de son enfance en Iowa, ses 20 dernières années en Angleterre et de son vécu actuel dans le New Hampshire pour nous livrer un portrait de son pays des plus étonnant ! Les "pauvres" américains prennent cher, c'est peu de le dire .
Voici quelques extraits tirés du livre: "Peu de temps après notre emménagement, nous avons invité nos voisins immédiats et - je vous jure que c'est vrai-ils sont venus en voiture !Completement abasourdi, je leur ai demandé s'ils prenaient l'avion pour faire leurs courses au supermarché, ce qui m'a valu en retour des regards vides..."
On apprend du coup que l'américain moyen parcourt 120 kms à pied par an donc 2.25 kms par semaine, à peine 300 mètres par jour. Personnellement ca ne m'étonne pas !
On apprend également des choses intéressantes sur la faune locale : "Les chasseurs vous diront que l'élan est un animal des bois rusé et féroce. En fait, c'est un gros boeuf, rien de plus. Il est sans conteste la créature au design le plus invraisemblable et à la naïveté la plus touchante qui soient. Il court comme si il n'avait pas bien compris qu'il avait 4 pattes, et même ses bois sont ridicules. D'autres bêtes sont équipées d'une ramure aux bouts pointus dont le profil majestueux inspire le respect à leurs adversaires. Les elans , eux, sont nantis de bois qui ressemblent à des gants de cuisine."
La naïveté et le manque de sens pratique de l'auteur nous apporte aussi quelques chroniques sympatiques:"Avec mon nouveau clavier d'ordinateur, je peux choisir parmi trois sortes de guillemets et deux sortes de points, je peux orner mon texte d'accents circonflexes, de cédilles, de tildes et dieu sait quoi d'autre. Je dispose de tants de touches en fait , qu'à droite du clavier, il y a toute une population de touches dont l'utilité m'échappe totalement. Parfois j'en effleure un sans le faire exprès et je découvre par la suite que plusieurs paragraphes d% mon t9xte resse+mbl? à c*ci ou que j'ai écrit une page et demie en utilisant une police de charactère interessante, bien que non reconnue par l'imprimante, baptisée Frappadingue."
Bref, Bill Bryson nous offre un florilège d'annecdotes sur un tas de sujets chers à l'Amérique, comme la malbouffe, les joies de l'immigration, les universités, les procès à-tout-va ect...
Même si les américains en prennent pour leur grade, l'auteur parlent d'eux avec beaucoup de douceur et de gentillesse mais il ne les rate pas , pas plus que lui même.
A lire et relire ...
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